J'ai arrêté d'être drôle un moment.
Une remise en question se résumant par le mot "Pourquoi"
Pourquoi ces coutumes, ces danses funèbres de tous les jours?
Pourquoi l'Art?
Pourquoi l'Amour, ses liens qui nous unissent?
A quoi bon?
Qu'est-ce qu'il en restera?
"Tout est provisoire, l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi, surtout moi."
Je suis une putain d'illusion.
J'aime cette futilité - qui me semble profonde pourtant - dans mes sentiments, mes sens, l'Amour, l'Art. J'aime ce rien. Je me contente de vivre en le savourant. Mais tout doit disparaître et j'ai peur, peur de perdre mes attaches.
Le néant? C'est sans souffrances, mais mon ego se rebelle...
Tout est remué, ma torture psychique me tient fort entre ses doigts haineux, mon obsession me mange à petits feux.
Fermer les yeux : le conseil aux allures trop parfaites d'une population aux préoccupations minables. C'est efficace, mais c'est comme un anesthésiant... La souffrance est camouflée un temps, mais la blessure reste profonde et sa douleur ne ressort qu'amplifiée plus tard.
Tout ira mieux, c'est promis. Ou tout sera moins pire. Voyez plus de vérité en cette dernière version.